Maneno
RSS
l
Inscrivez vous à Maneno     Ouvrir session
Courrier éléctronique:

Mot de passe:


Konakry Express

Blog collectif de témoignages de la Guinée

Pays sahélo-sahariens: La coopération régionale, seule issue face aux prédateurs

Déjà traduit en : Français
15 03 2010
Pays :
AFRICA

Un article d'Ali Boukhlef paru sur allafrica.com le 15 mars 2010 intitulé "Afrique de l'Ouest: De la fermeté au Sahel", nous rappèle les enjeux de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays sahélo-sahariens qui se tiendra mardi à Alger. La multiplication des prises d'hotage est entrain de rendre la zone sahélo-sahélienne une des plus dangereuses du monde pour le libre mouvement des touristes. La continuation de ces actes de banditisme finira par tarir cette source non négligeable de devises pour les pays qui la bordent, qui sont tous d'une pauvreté extrème et ne disposent que peu d'autres sources de revenus. Elle crée l'instabilité pour les gouvernements et crée une mauvaise image à l'extérieur pour ces pays. La zone étant trop vaste, ceux-ci ne peuvent faire face individuellement aux auteurs de ces actes criminels, qui jouissent d'une liberté de mouvements transfrontaliers, de complicités et une grande capacité de nuisance. La solution pour combattre ces prédateurs du désert ne pourra venir que d'une coopération régionale.

Il ne faudrait pas trop compter sur l'aide extérieur car pour les pays d'où viennent le plus souvent les hotages, tant qu'il n'y a pas de risques de perdre des élections la menace sera toujours sous-estimée.

Voici l'article:

La réunion qui se tiendra mardi prochain à Alger entre les ministres des Affaires étrangères des pays sahélo-sahariens tombe comme un rappel à l'ordre d'une situation au bord de l'explosion. Cela fait des années, en effet, que tous les observateurs regardent la région sombrer dans une ère d'instabilité chronique. Car, si le banditisme et les trafics de drogue et de cigarettes sont connus depuis longtemps, l'intrusion de groupes terroristes dans la région constitue un véritable défi. D'abord pour les pays de la région, puis pour l'ensemble de la communauté internationale.

Le premier défi est donc destiné aux pays de la région. Puisque hormis l'Algérie qui a déjà acquis une expérience estimable dans la lutte contre le terrorisme et qui dispose de moyens importants, le phénomène est nouveau pour les autres nations. Dépourvus, en effet, de moyens matériels et humains susceptibles de faire face à un fléau transfrontalier et très redoutable, ces pays ne peuvent que subir les conséquences de la nouvelle donne. Pis, à défaut de pouvoir juguler la menace, ces Etats seront souvent obligés de s'incliner devant les injonctions -et elles sont très nombreuses- qui viennent de l'extérieur. Et cela ne manque pas en ces temps où chaque puissance cherche à étendre sa zone d'influence.

Cet état de fait a été vérifié avec les tentatives des Américains d'installer l'Africom dans un des pays de la région sahélo-saharienne. Cela n'a apparemment pas fonctionné, même si de temps à autre, des séances d'entraînement et des manoeuvres militaires sont organisées. Mais au-delà de la présence, devenue problématique, des groupes terroristes dans la région (notamment Al Qaïda au Maghreb islamique), c'est l'attitude des Etats qui pose problème.

A commencer par cette facilité déconcertante avec laquelle le Mali a, par exemple, géré l'affaire de l'otage français libéré le mois passé en contrepartie de la libération de quatre terroristes. Cela démontre à quel point ces pays sont vulnérables à la pression extérieure. C'est le cas du Mali -ce pays a créé une situation tellement inédite qu'il fait parler de lui- qui a facilement cédé à des injonctions françaises ayant permis la libération d'un otage qui n'est apparemment qu'un espion.

Cela même si ce pays a fini par concéder ce qu'il devait faire depuis un certain moment déjà, c'est-à-dire permettre à des pays limitrophes, dont l'Algérie, de poursuivre des terroristes jusque dans ses frontières. C'est donc pour rendre les frontières étanches -ce qui n'est pas du tout facile- et limiter l'intrusion de terroristes dans la région que cette réunion a été provoquée. Mais son objectif est surtout de rappeler à ces pays que leur devoir est de combattre ce fléau. Ces pays ont besoin d'aide, c'est fait.

L'Algérie l'a d'ailleurs fait sur le double plan militaire et social. Elle a envoyé, il y a quelques mois, du matériel militaire pour aider les forces maliennes à combattre le terrorisme. Elle a également débloqué, dans le cadre de l'accord d'Alger de juillet 2006, une somme d'au moins 10 millions de dollars pour la construction d'infrastructures de base dans le nord de ce pays. Que faut-il de plus ? Un grain de fermeté, certainement. Et c'est sans doute ce que va réaffirmer l'Algérie ce mardi.

Source: http://fr.allafrica.com/stories/201003150302.html

Les Ennemis d’Internet 2010

Déjà traduit en : Français
12 03 2010
Pays :
AFRICA

Parmi les pays où sévissent des Ennemis d’Internet 2010, il y a deux autres membres de l'Union africaine: la Tunisie et l'Egypte. Si l'Erythrée où la presse "à force d'etre baillonnée est simplement inexistante" et qui occupe pour la troisième consécutive la place du pays le plus répressif des droits d'expression du monde, ne figure que parmi les pays sous surveillance, c'est probablement par manque de moyens de sévir plus.

Voici l'analyse de Lucie Morillon, Responsable du Bureau Nouveaux Médias et de Jean-François Julliard Secrétaire général de Reporters sans fronières.

La liste des ennemis d’Internet établie par Reporters sans frontières réunit, cette année encore, les pires violateurs de la liberté d’expression sur le Net : l’Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Egypte, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-nam.

Parmi ces pays, certains décident d’empêcher à tout prix leurs citoyens d’avoir accès à Internet : la Birmanie, la Coree du Nord, Cuba et le Turkmenistan. Autant de pays où les obstacles techniques et financiers sont conjugués avec un contrôle d’Etat et l’existence d’un intranet très limité. Coupure d’Internet ou ralentissement majeur sont monnaie courante en périodes de troubles. L’Arabie saoudite et l’Ouzbékistan optent pour un filtrage massif et incitent leurs internautes à l’autocensure. La Chine, l’Egypte, la Tunisie et le Viet-nâm misent sur une stratégie de développement des infrastructures à des fins économiques mais contrôlent de près le contenu politique et social (les systèmes de filtrage chinois et tunisiens sont de plus en plus sophistiqués) et montrent une profonde intolérance vis-à-vis des voix critiques. La grave crise interne qui traverse l’Iran depuis des mois a pris dans ses filets les net-citoyens et les nouveaux médias, devenus, à leur tour, des ennemis du régime.

Parmi les pays “sous surveillance”, plusieurs démocraties. L’Australie, en raison de l’implantation prochaine d’un système poussé de filtrage du Net et la Corée du Sud où des lois trop sévères encadrent les internautes, en remettant en cause leur anonymat et en incitant à l’autocensure.

La Turquie et la Russie font leur entrée dans cette liste des “pays sous surveillance”. En Russie, suite au contrôle exercé par le Kremlin sur la majorité des médias, Internet est devenu l’espace d’échange d’informations le plus libre. Mais son indépendance est menacée par des arrestations et poursuites de blogueurs, ainsi que des blocages de sites “extrémistes” qui ne le sont pas toujours. La propagande du régime est de plus en plus présente sur la Toile. Il existe un vrai risque qu’Internet ne se transforme en outil de contrôle politique.

En Turquie, les sujet tabous tournent principalement autour d’Atatürk, de l’armée, de la question des minorités (kurde et arménienne notamment) et de la dignité de la Nation. A ce titre, plusieurs milliers de sites sont bloqués, dont YouTube, suscitant des protestations. Les blogueurs et internautes qui s’expriment librement sur ces sujets s’exposent à des représailles, notamment judiciaires.

D’autres pays, dont les Emirats arabes unis, le Bélarus et la Thaïlande, restent dans la liste des “pays sous surveillance”, mais devront réaliser des progrès pour ne pas basculer dans celle des “Ennemis d’Internet”. La Thaïlande, en raison des abus liés au crime de lèse-majesté, les Emirats à cause du renforcement du filtrage. Et le président bélarusse vient de signer un décret liberticide qui régule le Net, et qui entrera en vigueur à l’été, quelques mois avant les élections.

Source: http://www.rsf.org/ennemis,36696.html

Guinée: Deuxième augmentation du prix du carburant en moins de trois mois !!

Déjà traduit en : Français
01 03 2010
Pays :
AFRICA
GUINEA
Catégories :
carburant, conakry, essence, guinee

Encore un autre jalon posé dans la route de la misère que suit depuis des décennies les populations guinéennes.

Les trois derniers jours, les stations services de la ville de Conakry ont servi l’essence par intermittence. Les queues allaient s’allongeant au niveau des stations, les files d’attente des taxis étaient interminables.

Ce Dimanche 28 Février 2009, un communiqué est passé sur les ondes de la Radio Télévision Guinéenne : Le prix du litre de carburant (essence, gazoil,..) passe de 5000 FG à 6500 FG.

Déclaration assortie de promesses d’augmentation des primes de transport et de « nourriture » des travailleurs de la fonction publique.

En attendant le prix du transport est augmenté : le tronçon de 800 FG passe à 1100 FG et celui de 500 FG à 800 FG.

Aussi ce Lundi 01 Mars, fête de la monnaie guinéenne, le cinquantenaire du Franc Guinéen laisse indifférent. Les populations se sont levées à l’aube pour se « battre » afin d’avoir un taxi pour aller en ville (centre ville de Kaloum regroupant les bureaux et locaux administratifs) ou à Madina (Plus grand marché de la capitale), leurs destinations obligées. Mais les taxis sont rares et les routes sont encombrées de piétons.

L’abattement est palpable et on commence déjà à spéculer sur la cherté de vie, sur les prix des produits alimentaires de base qui vont augmenter.

La population est alarmée, les ménages commencent à faire des prévisions les parents se demandent comment faire face aux frais de transport des élèves, les travailleurs se demandent quelle charges diminuer pour combler les trous,…

Et certains ne se contentent pas de grogner, un groupe de jeunes bloquent l’autoroute au niveau de Dabondy, manifestant contre le manque d’électricité et l’augmentation du transport. Les forces de l’ordre appelés à la rescousse les dispersent vite et rétablissent la circulation.

S’il est vrai que le prix du carburant en Guinée était très bas par rapport aux pays voisins et au prix du baril au niveau international, le niveau de vie n’en était pas meilleur.

Alors on imagine les répercussions de cette augmentation à un moment où le pays recommence juste à respirer et où les activités vont au ralenti.

La tâche s’annonce dure pour ce gouvernement de transition et il sera difficile aux populations guinéennes de penser aux élections quand elles ont du mal à joindre les deux bouts.

En attendant, on espère qu’il y’aura des mesures d’accompagnement telles que le suivi du prix des denrées alimentaires de première nécessité et l’augmentation des primes de transport des travailleurs que ce soit dans le secteur privé ou public.

Un autre challenge pour les syndicats !!

AFRIQUE: Trouver les plantes vivrières du futur

Déjà traduit en : Français
26 02 2010
Pays :
AFRICA

JOHANNESBOURG, 25 février 2010 (IRIN) - Le changement climatique risque fort de faire dangereusement monter les températures. Dans 40 ans, le maïs sera-t-il toujours l’aliment de base au Kenya, un pays qui a déjà souffert cinq fois de saisons des pluies avortées ? Si ce n’est pas le cas, qu’est-ce que ses habitants pourraient cultiver et manger ? Et s’il était encore possible de cultiver du maïs, quelle quantité d’eau et d’engrais seraient alors nécessaires ?

Si vous vivez dans le Karamoja, une région isolée semi-aride du nord-est de l’Ouganda – frappée par 14 sècheresses en 25 ans –, vous voulez sans doute aussi savoir quelles solutions permettront d’y maintenir la sécurité alimentaire.

Pour la première fois, un modèle climatique adapté à la région, relié à des modèles de culture et d’eau, fonctionnant sur un superordinateur à l’Université de l’Etat du Michigan (MSU), contribuera à renseigner avec précision les sélectionneurs de plantes de trois pays d’Afrique de l’Est – Kenya, Uganda et Tanzanie – sur le rendement des cultures.

De nombreuses institutions de recherche travaillent déjà sur des modèles visant à prévoir l’impact du changement climatique sur la production alimentaire en Afrique, mais dans quelques mois, le modèle de la MSU permettra aux scientifiques et aux sélectionneurs d’étudier la question au niveau régional, en s’intéressant à l’impact potentiel du changement climatique sur une grande variété de cultures dans ces pays.

Les recherches pourraient favoriser la production de variétés de plantes vivrières résistantes aux facteurs climatiques, a dit Jennifer Olson, chercheuse principale et professeur associée à la faculté des Arts et sciences de la communication, à la MSU.

« L’Afrique de l’Est est déjà confrontée à l’impact du changement climatique – les cultures alimentaires subissent un stress hydrique extrême », a-t-elle commenté. Les habitants des hautes terres kenyanes, qui cultivaient traditionnellement du thé et du café, se sont mis à expérimenter la culture de maïs et de haricots, depuis que le climat s’est réchauffé.

Le travail sur ce modèle a commencé, il y a 10 ans, par la collecte de données utiles, telles que l’impact des substances nutritives sur telle culture alimentaire, ou l’impact du stress hydrique sur telle autre, qui ont ensuite été intégrées au modèle. « Le modèle est toujours en voie de perfectionnement », a dit Mme Olson.

Ce modèle permet d’expérimenter l’impact du changement climatique – par exemple l’effet d’une température élevée et du stress hydrique sur une certaine variété de culture – en gagnant le temps qu’auraient nécessité des expériences sur le terrain, « ce qui contribuera à accélérer le cycle de recherche en agriculture », a-t-elle noté.

Les chercheurs ont l’intention de lancer le modèle lors d’un atelier en juin. Les inquiétudes au sujet de l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Est ont poussé deux institutions à mettre en place des bourses de recherche afin d’encourager les propositions de solutions innovantes.

Le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), basé en Afrique du Sud, et l’Institut international de recherche sur le bétail (ILRI), basé à Nairobi, au Kenya, ont annoncé la création d’une bourse de 10,67 millions de dollars par la Swedish International Development Agency (SIDA), visant à soutenir la mise en place d’un mécanisme de financement compétitif multidisciplinaire des sciences biologiques au Burundi, en Ethiopie, au Kenya, au Rwanda, en Tanzanie et en Ouganda.

Bruce Scott, d’ILRI, a dit qu’ils rechercheraient des solutions innovantes utilisant la biologie pour améliorer la résilience des cultures au changement climatique, ou éventuellement pour améliorer la durée de conservation d’un produit alimentaire.

jk/he/il

Source:http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=88236

Guinée : Un jour férié passé au bureau !!

Déjà traduit en : Français
26 02 2010
Pays :
AFRICA
GUINEA
Catégories :
guinee

Alors que les Guinéens commencent juste à se remettre des traumatismes infligés par le gouvernement de Dadis qui prenait des décisions en live, les nouvelles autorités en place montrent déjà des signes de manque de leadership effectif.

Ainsi le Mercredi soir, les affaires religieuses ont fait passer un communiqué «fixant» le Mouloud (Célébration de l’anniversaire du Prophète Mohammed-PSL) dans la nuit du Vendredi 26 Février au Samedi 27 Février en dépit de tous les signes qui tendaient à prouver que ce devait être plutôt la veille. Ce qui a anéanti les espoirs des travailleurs paresseux et élèves non studieux qui espéraient que le Vendredi serait férié. Mais cela n’a étonné personne vu qu’en Guinée les religieux sont plutôt fétichistes, qu’une fête le Vendredi leur fait plus peur que la fin du monde, que l’apparition de la lune se vérifie à la télévision plutôt qu’au Ciel et que toutes les fêtes sont fixées par décret du ministère des affaires religieuses.

Aussi, ce Vendredi Matin, les Guinéens se sont levés aux aurores pour déposer leurs enfants à l’école et se rendre au travail. Il était Sept Heures Passées quand ils se sont rendu compte que les Journées du Vendredi 26 et Samedi 27 Février avaient été déclarés chômées et payées sur toute l’étendue du territoire.

Déclaration radiodiffusée le Jeudi Soir à 23h30 !!

L’indécision et l’incapacité de prise de décision des uns et des autres ne leur avaient pas permis de décider soit de faire bande a part comme d’habitude soit de déclarer les journées du 26 et 27 fériées comme les pays voisins.

Morale de l’histoire : Il faut toujours se réveiller à 23h30 pour écouter les décrets ministériels !!

Maroc: L'effondrement d'un minaret fait état de 15 à 40 victimes

Déjà traduit en : Français
21 02 2010
Pays :
AFRICA

AFP - Au moins 40 personnes sont mortes et 71 blessées dans l'effondrement -sans doute dû aux pluies "diluviennes" des de²rniers jours- du minaret d'une mosquée historique de Meknès (centre) lors de la prière du vendredi, selon un bilan toujours provisoire obtenu par l'AFP auprès des autorités locales.

La catastrophe, la plus dramatique du genre qu'ait connue le Maroc, a eu lieu au moment de la grande prière dans la mosquée Bab Berdieyinne située dans la médina (vieille ville) de Meknès, vers 12h45 locales et GMT.

"Quarante personnes ont été tuées et 71 blessées dans l'effondrement du minaret de cette mosquée", a déclaré à l'AFP un responsable de la protection civile de la ville, Mohamed Ismaël Alaoui.

Toute la soirée de vendredi, le bilan n'a cessé de s'alourdir, le ministère de l'Intérieur et les autorités locales faisant état de 11 morts, de 32, de 36 puis de 40. Le nombre de victimes pourrait toutefois encore augmenter car les fidèles sont traditionnellement très nombreux à la prière de la mi-journée (Addohr) le vendredi.

Les causes de l'effondrement du minaret n'ont pas été officiellement précisées mais les fortes pluies des derniers jours sont montrées du doigt.

"Le minaret s'est effrondré à cause des fortes pluies qui se sont abattues ces derniers jours sur toute la région", a ainsi expliqué la télévision publique Al-Oula dans son principal bulletin d'information de la soirée.

Et des habitants de Meknès, joints au téléphone par l'AFP, ont confirmé que "des pluies diluviennes" étaient tombées sur la ville et sa région au cours des derniers jours. Le minaret et une partie du toit se sont effondrés sur les fidèles alors qu'ils accomplissaient la prière du vendredi, ont-ils dit.

Les blessés légers ont été évacués sur les hôpitaux de Meknès alors que les cas graves étaient dirigés sur les centres hospitaliers de Fès, la "capitale spirituelle" du royaume, à 60 km au nord de Meknès, selon les autorités locales.

Les ministres de l'Intérieur Taïb Cherkaoui et des Affaires islamiques Ahmed Taoufiq se sont rendus sur les lieux pour superviser les opérations de secours.

Une cellule de suivi psychologique a aussi été mise en place.

Selon la télévision, les opérations de déblaiement menées par les pompiers et les forces de l'ordre étaient toujours en cours à 22h00 GMT.

Selon un habitant, les secours ont été au début gênés par des mouvements de foule, la mosquée étant édifiée dans un espace confiné et entouré de murs délimitant la vieille ville.

"Parallèlement à la prière du vendredi, les fidèles s'apprêtaient aussi à observer la prière du mort pour rendre hommage à une personne décédée dont le corps se trouvait à l'intérieur de la mosquée", a déclaré à l'AFP une source proche des autorités locales.

Le roi Mohammed VI a demandé au gouvernement de procéder dans les "meilleurs délais" à la reconstruction de la mosquée Berdieyinne, un monument historique ancien de plusieurs siècles, en veillant à la "préservation de son architecture originelle".

Selon la délégation régionale des Affaires islamiques, une grande partie de la mosquée était construite en pisé. Son minaret était considéré comme l'un des plus hauts de Meknès.

La mosquée Berdieyinne est un lieu de culte construit au 18ème siècle. Elle a été édifiée sur proposition de Khnata Bent Bakkar, première femme ministre du Maroc, après la mort du sultan alaouite Moulay Ismaël.

Le Maroc est soumis depuis plusieurs semaines à de très mauvaises conditions météorologiques. Plusieurs personnes ont péri dans des crues d'oueds (rivières), des routes ont été coupées et des inondations ont détruit des cultures dans le nord et le sud du pays, selon la presse marocaine.

Source: http://www.france24.com/fr/20100219-maroc-effondrement-meurtrier-minaret-mosquee-meknes-morts-blesses-grande-priere-vendredi

Le droit et la terre en Afrique

Déjà traduit en : Français
21 02 2010
Pays :
AFRICA

Voici un extrait d'un article publié par la radio rfi.fr sur quelques aspects juridiques du développement agricole en Afrique lors du Forum sur l'agriculture africaine après 50 ans d'indépendance.

Toute la question agricole a des implications juridiques : tout y est contractuel, tout est affaire de normes, et donc de choix juridiques. Si les choix ne sont pas faits, indique-t-il, c’est le droit élaboré par d’autres qui va prévaloir. « Le droit doit être associé à une vision du développement. Cette vision doit se manifester dans les textes. Si l’on dit que l’objectif est la sécurité alimentaire, le droit doit alors véhiculer cette sécurité alimentaire ». Traduction très concrète pour les exploitants ruraux : comment l’accès à la terre leur est garanti, comment sont-ils protégés des expulsions qui peuvent survenir lorsqu’ils ne peuvent s’acquitter de leurs redevances ? Ou encore comment sont encadrés les échanges, qu’est-ce qui définit la concurrence ? Autre exemple : le président du Mali, Amadou Toumani Touré, s’est engagé à affecter 10% des terres aménagées de l’Office du Niger aux petits paysans et aux femmes. Comment un tel engagement est-il, juridiquement et donc concrètement, mis en œuvre ?

Et en guise de travaux pratiques, on rappellera que l’opinion malienne s’est émue de l’octroi à la Libye de 100 000 ha de terres aménageables dans l’Office du Niger. Survenue après la concession très contestée aux Coréens de vastes surfaces agricoles à Madagascar, la question est de fait très polémique et touche à la souveraineté nationale. Il faut dans ce cas, considère François Collart-Dutilleul, mettre les contrats sur la table : quelles garanties ont été prévues ? Quel cahier des charges, de sorte que la concession et ses mécanismes soient encadrés, et ne constituent pas une pure et simple spoliation à long terme ?

Lire l'article en entier: http://www.rfi.fr/contenu/20100220-le-defi-alimentaire-forum-bamako-16-20-fevrier-oubliez-pas-le-droit

African Union Final statement

Déjà traduit en : English
Cet article n'est pas encore disponible en français ^

Union africaine: Mutharika, un Président moins embarrassant!

Déjà traduit en : Français
02 02 2010
Pays :
AFRICA
MALAWI

Personnellement, je n'ai jamais considéré Muammar Ghedaffi comme le leader le plus représentatif de la classe politique africaine. Au contraire, il est représentatif des leaders caricaturaux qui ont existé dans le passé dans de nombreux pays. Je pense à Idi Amin Dada en Ouganda, Sékou Touré en Guinée, Macias NGuéma en Guinée équatoriale, etc. C'est un dictateur autocratique et sanguinaire. Lorsque j'entends son nom, je voie les prisons dans lesquelles les immigrés africains sont renfermées, torturés et vendus comme des esclaves. C'est donc un plaisir de le voir quitter la présidence de l'Union africaine. C'est un personnage diabolique, embarrassant, encombrant et prédateur.

Je ne connais pas le Président Mutharika, mais ce que j'ai lu jusqu'à présent de lui me le rend plus sympathique que la plus grande partie des dirigeants africains actuels. En effet dans son discours d'inauguration au sommet à Addis Abeba, M. Mutharika a appelé à "plus d’actions" : "il faut aller au-delà des décisions, résolutions et déclarations et commencer à agir, le temps est venu de développer l’Afrique". "L’Afrique, leur a-t-il déclaré, n’est pas un continent pauvre", mais ses populations le sont. Le continent a des scientifiques, des ingénieurs, des artistes, des champions sportifs mais ils se trouvent "maintenant dans les pays occidentaux et contribuent au développement de ces pays", a-t-il regretté.

Le site web linternationalmagazine.com nous présente un profil sympathique,mais sans complaisance de cet intellectuel et fils d'intellectuel. On peut y lire entre autre:

Le président du Malawi, Bingu wa Mutharika, 76 ans, devenu dimanche président de l’Union africaine (UA), dirige depuis 2004 son pays où il est autant décrié pour ses multiples retournements que respecté pour ses succès dans la lutte contre la pauvreté.

En 2004, ce fils de directeur d’école, né dans un village du district de Thyolo (sud), est élu pour la première fois président. Son prédécesseur avait dû lui laisser la place après avoir échoué à modifier la Constitution de façon à pouvoir se présenter pour un troisième mandat de cinq ans. Les relations entre les deux hommes commençaient alors à se dégrader.

La fracture devient définitive lorsque le Parquet général engage des poursuites contre Muluzi, accusé d’avoir détourné 12 millions de dollars (9 millions d’euros) d’aide internationale. "Mon péché est d’avoir pris parti contre la corruption", se défendait le chef de l’Etat. "J’ai hérité d’un système infesté d’hommes et de femmes qui se nourrissent de corruption."

Devant ses pairs réunis au sommet à Addis Abeba, M. Mutharika a appelé à "plus d’actions" : "il faut aller au-delà des décisions, résolutions et déclarations et commencer à agir, le temps est venu de développer l’Afrique". "L’Afrique, leur a-t-il déclaré, n’est pas un continent pauvre", mais ses populations le sont. Le continent a des scientifiques, des ingénieurs, des artistes, des champions sportifs mais ils se trouvent "maintenant dans les pays occidentaux et contribuent au développement de ces pays", a-t-il regretté.

Veuf depuis 2007 et père de quatre enfants, M. Mutharika a annonce le 20 janvier dernier des projets de remariage avec son ancienne ministre du tourisme, Callista Chapola Chimombo, elle aussi veuve. Ces deux fervents catholiques seront unis le 1er mai prochain.

30ème anniversaire de la Convention de l'ONU contre la discrimination aux femmes

Déjà traduit en : Français
18 12 2009
Pays :
AFRICA
GUINEA
Catégories :
femmes

A l'occasion du 30ème anniversaire de l'adoption de la Convention de l'ONU sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), surinitiative de la FIDH, plusieurs personnalités africaines et internationales ont adressé une lettre aux chefs d'état africains datée du 17 décembre. Voici la lettre:

Lettre Ouverte aux chefs d'État africains

Excellences,

Le 18 décembre 2009, nous célébrerons le 30ème anniversaire de l'adoption de la Convention des Nations unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW). Nous saisissons cette occasion pour vous appeler, au nom de tous les acteurs de la campagne, «L'Afrique pour les droits des femmes: Ratifier et Respecter!*», à respecter les engagements que vous avez pris en ratifiant cet instrument et les autres traités internationaux de protection des droits humains des femmes. Nous vous appelons à saisir cette occasion pour annoncer la mise en oeuvre de mesures concrètes visant à garantir le respect des droits humains des femmes dans votre pays et ainsi pouvoir contribuer à mettre un terme aux violences et discriminations à l'égard des femmes, qui demeurent malheureusement répandues sur le continent.

La campagne «L'Afrique pour les droits des femmes: Ratifier et Respecter!» a été lancée le 8 mars 2009 par plus d'une centaine d'organisations africaines dans plus de 40 pays du continent. Elle appelle à la ratification, sans réserves, de la CEDAW et du Protocole à la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes (Protocole de Maputo), à l'harmonisation des lois nationales avec les dispositions de ces instruments et à l'adoption de toutes les mesures nécessaires visant à les mettre en oeuvre.

La ratification de la CEDAW a directement contribué à l'adoption de réformes non négligeables dans plusieurs Etats africains dont l'abolition des mutilations génitales féminines, la réforme de législations discriminatoires ou encore l'adoption de lois pour protéger les femmes de la violence et des discriminations.

Bien que ces avancées encouragent notre mouvement, elles restent malheureusement insuffisantes, les lois et pratiques discriminatoires à l'égard des femmes étant toujours aussi répandues sur le continent. Si tous les Etats africains, à l'exception de la Somalie et du Soudan, ont ratifié la CEDAW, les dispositions de cette Convention demeurent largement inappliquées, notamment en raison d'un manque de volonté politique. Nous vous appelons une fois de plus à saisir cette occasion du 30ème anniversaire de la CEDAW pour annoncer et prendre des mesures urgentes pour:

* Ratifier sans réserves le Protocole à la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples relatif aux droits des femmes, la CEDAW et son protocol facultatif ;

* Conformer votre législation nationale avec les dispositions des instruments internationaux et régionaux de protection des droits des femmes, en abolissant les lois discriminatoires et en adoptant des lois pour protéger les droits humains des femmes ;

* Prendre toutes les mesures nécessaires visant à garantir la mise en oeuvre effective de ces lois.

Nous vous encourageons à considérer cet appel à l'action et à prendre des mesures concrètes pour enfin mettre un terme aux discriminations et violences à l'égard des femmes sur le continent africain.

Bien cordialement,

Nadine Gordimer, Prix Nobel de littérature, 1991

Wole Soyinka, Prix Nobel de littérature, 1986

Maryse Conde, Ecrivaine

Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix, 2003

Mary Robinson, ancien Haut Commissaire de Nations unies aux droits de l'Homme

Soyata Maiga, Rapporteure Spéciale sur les droits des femmes, Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples

Reine Alapini Gansou, Présidente Commission africaine des droits de l'homme et des peuples

Yakin Erturk, Ancien Rapporteuse Spéciale des Nations Unies sur les violences faites aux femmes

Angela Melo

Pierre Sane

*********

Il y a tellement de journées internationales, qui sont toutes importantes, mais que nous ne sommes pas en mesure de célébrer de la meme façon, avec la meme importance. Pourtant, le fait qu'elles soient connues ou pas dépend de l'importance que chacun de nous leur attribue.

De tout temps, malgré les nombreuses contradictions dans notre société la femme guinéenne a joué un role important tant au niveau individuel que des organisations féminines. Dans le combat politique, elles ont toujours été à l'avant garde, meme si au moment du partage des fruits de la lutte, elles sont oubliées. Du matin au soir elles se battent pour améliorer les conditions de vie de toute la famille. Mais elles sont battues, violées, humiliées, voire vendues. Elles ont été les principales victimes des évènements du 28 septembre dernier et selon HRW, elles avaient été visées avec prémédittion par les militaires pour donner un signal de leur détermination de ne pas partager le pouvoir avec les civils.

N'oublions pas ces témoignages accablants des victimes de viols multiples en plein jour où de ces rapts et séquestrations suivis de viols multiples dans des maisons privées.

Voici quelques extraits: Ce qui est grave dans cette affaire au moment où les familles des victimes étaient encore dans la douleur, les hommes du capitaine Moussa Dadis Camara continuaient à satisfaire leur libido sur des femmes séquestrées dans des maisons privées. C’est le cas de cette femme âgée de 42 ans qui témoigne:

En essayant de m’enfuir des coups de feu, j’ai vu un petit groupe de Bérets rouges violer une jeune femme. L’un d’eux a enfoncé son fusil dans son sexe et a tiré. Elle n’a plus bougé. Oh Dieu, chaque fois que je pense à cette fille qui est morte de cette façon… Je ne peux pas le supporter. Et tout de suite après, un autre Béret rouge m’a attrapée par derrière, me serrant très fort et me dit : ‘Viens avec moi, ou je vais te faire la même chose.’ Il m’a conduit dans un camion militaire sans fenêtres. Il y avait là environ 25 jeunes hommes et six femmes, moi y compris. Après une certaine distance, ils se sont arrêtés et les soldats ont dit à trois ou quatre femmes de descendre. Plus tard, ils se sont arrêtés devant une deuxième maison où ils ont dit aux femmes qui sont restées de descendre. J’ai immédiatement été conduite dans une pièce et la porte a été fermée à clef derrière moi. Quelques heures plus tard, trois d’entre eux sont entrés dans la chambre. Tous habillés en tenues militaires et avec des bérets rouges. L’un d’eux avait un petit récipient de poudre blanche. Il y trempa son doigt et l’enfonça dans mon nez. Puis, tous les trois ont abusé de moi. Le lendemain, ils ont abusé de moi à nouveau et après, d’autres sont venus deux par deux. Je ne sais pas combien ou qui sont-ils. Je sentais mon sexe brûler. J’étais tellement fatiguée et hors de ma tête. Les trois premiers se regardaient entre eux quand ils me violaient.

J’étais là pendant trois jours. Ils ont dit : ‘Tu ne penses vraiment pas sortir d’ici en vie, n’est-ce pas ?’ Et parfois ils discutent entre eux : ‘Faut-il la tuer maintenant ?’ ‘Non, utilisons la d’abord avant de la tuer.’ Parfois j’entendais des pleurs de femme à partir d’une pièce voisine : ‘S’il vous plait, s’il vous plait… oh mon Dieu, je vais mourir.’ Le dernier jour, à 6 heures du matin, les soldats ont mis une couverture sur ma tête et m’ont conduite pendant un certain temps pour me laisser au coin d’une rue, toute nue.

(1)  2    >>

Archives :

Open Invitation

Join Maneno or login to become a contributor on this blog.
 

Liste de liens: