Lorsque les éléphants se battent qui paie? Voici le calvaire dans lequel une population laborieuse comme celle de Madagascar est plongée depuis un an. C'est un DJ qui a abandonné les plateaux et s'est emparé du pouvoir en toute illégalité!!!
ANTANANARIVO, 18 mars 2010 (IRIN) - L’impasse politique malgache masque une situation humanitaire de plus en plus fragile qui va continuer de s’aggraver si la crise actuelle n’est pas résolue.
Un an après la destitution de l’ancien président Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, le président actuel, aidé d’une partie de l’armée, le pays n’a toujours pas de gouvernement reconnu sur le plan international.
Le 17 mars, un an jour pour jour après le changement de pouvoir opéré à la manière d’un coup d’Etat, l’Union africaine (UA) a annoncé des sanctions à l’encontre d’Andry Rajoelina et de son gouvernement, connu sous le nom de la Haute Autorité de la transition (HAT), s’ils n’appliquaient pas les mesures convenues en vue du partage des pouvoirs, signées en 2009 avec les chefs des trois autres principaux partis politiques malgaches.
Au milieu des troubles politiques et du déclin économique, les organisations humanitaires s’inquiètent de constater une dégradation de la situation humanitaire et une diminution de la capacité à faire face aux situations d’urgence sur l’île, sujette aux catastrophes naturelles – la tempête tropicale Hubert, dernière calamité en date, a frappé la côte est de Madagascar le 10 mars, faisant au moins 36 morts et quelque 37 000 sans-abri.
En raison de la réduction substantielle des dépenses publiques opérée par le gouvernement, qui lutte pour faire face aux répercussions économiques conjuguées d’une crise politique nationale et d’une crise financière mondiale, celui-ci n’a pas été en mesure de remplir ses engagements fondamentaux dans les secteurs de la santé et de l’éducation.
« Ce sur quoi [tout le monde] devrait pouvoir s’accorder, c’est que plus la crise durera, plus la situation économique des Malgaches s’aggravera », a estimé John Uniack Davis, directeur national de CARE International (un organisme qui opère dans le domaine de la réduction de la pauvreté) à Madagascar.
« Ce qui est difficile depuis un an, c’est que les questions de sécurité alimentaire se sont aggravées dans le sud, et que certaines régions ont été touchées par des tempêtes tropicales et des inondations. C’est pourquoi nous observons les signes d’un déclin des moyens de subsistance, mais il est difficile pour les étrangers de comprendre ces différentes crises humanitaires distinctes et récurrentes, et de les séparer de la situation politique », a-t-il dit à IRIN.
Difficultés économiques
Madagascar a en effet connu une année difficile. La Banque mondiale a noté dans son bulletin de programmes de février que « la situation politique actuelle et la crise financière mondiale ont de lourdes conséquences sur l’économie de Madagascar, entraînant un recul de la croissance économique et des pertes d’emploi ».
La diminution de la demande des principaux produits d’exportation malgaches, notamment de la vanille, des clous de girofle, du café et des crevettes, reflète la récession qui touche le commerce international. En outre, conséquence directe de la crise politique, les bailleurs internationaux ont réduit leurs aides humanitaires non essentielles, qui représentaient jusque 70 pour cent des dépenses gouvernementales, a noté le Fonds monétaire international.
La Banque mondiale a fait état de 228 000 pertes d’emploi, essentiellement dans les zones urbaines et résultant en grande partie d’un recul net du tourisme et de la suspension d’un accord commercial préférentiel avec les Etats-Unis, duquel l’industrie malgache du textile dépendait fortement. Jusque 50 000 emplois sont aujourd’hui menacés par la fermeture des usines de textile, qui n’ont plus les moyens d’exporter aux Etats-Unis.
A Madagascar, selon la Banque mondiale, la croissance économique s’est effondrée pour atteindre à peine 0,6 pour cent en 2009, contre sept pour cent en 2008. Ces chiffres suggèrent que les investissements publics ont diminué d’environ 30 pour cent, la construction de 40 pour cent, les importations de 22 pour cent, et la consommation d’énergie de 15 pour cent.
Les revenus fiscaux avaient diminué d’environ un quart en 2009, et selon les conclusions d’un dossier rédigé en février par le principal économiste spécialiste de Madagascar à la Banque mondiale, « les autorités doivent veiller à ce que chaque dollar soit dépensé plus efficacement. L’économie locale est de toute évidence en récession depuis le deuxième trimestre de 2009 et les perspectives sont encore plus sombres pour 2010 ».
« Ils n’ont pas abandonné la population malgache … qui a déjà payé cher l’instabilité politique par le passé »
Difficultés sociales
Près de 70 pour cent des Malgaches vivent en deçà du seuil de pauvreté, selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF). « Dans ce contexte ... assurer le respect des droits fondamentaux de la population reste crucial », d’après un rapport publié par l’UNICEF en février. « La situation présente un risque d’augmentation du niveau de vulnérabilité, en particulier des enfants et des femmes ».
Les investissements sociaux auraient en effet diminué d’environ 200 millions de dollars, et la coupure budgétaire correspondante dans le secteur de la santé a remis en question la prestation des services de base, en particulier l’inoculation des vaccins courants, notamment les vaccins contre la rougeole, le tétanos et la polio ou le BCG (Bacille de Calmette et Guérin, un vaccin contre la tuberculose), subventionnés jusqu’à 50 pour cent par le gouvernement.
« Aujourd’hui, notre priorité est de surveiller la vulnérabilité des enfants et d’agir en conséquence, en tenant compte de l’érosion des services essentiels offerts aux enfants », a déclaré à IRIN Bruno Maes, directeur de l’UNICEF Madagascar. L’organisme prévoit un doublement des dépenses en vaccinations de routine pour 2010, pour combler le manque de fonds gouvernementaux et assurer que les enfants reçoivent des vaccins de routine en 2010.
Un soutien continu
Malgré le désengagement de certains bailleurs, la communauté internationale reste d’un grand soutien à Madagascar, selon Benoit Kalasa, Coordinateur résident par intérim du système des Nations Unies dans le pays. « Ils n’ont pas abandonné la population malgache … qui a déjà payé cher l’instabilité politique par le passé ».
La Banque mondiale, principal bailleur de fonds de Madagascar, n’a traité aucune demande de retrait de fonds depuis le 17 mars 2009 ; toutefois, « dans l’optique de réduire toute conséquence néfaste sur la vie des citoyens malgaches pauvres », la Banque a repris les décaissements en faveur des volets essentiels de certains projets, ayant un « impact direct sur le bien-être humain », tels que la nutrition, le VIH/SIDA et la sécurité alimentaire, a déclaré l’organisme dans son communiqué de février.
L’USAID, autre bailleur important, a mis fin à son aide au « développement », tout en augmentant son aide « humanitaire ». « Rares sont les bailleurs qui se sont retirés » complètement, a noté Richard Marcus, directeur du Programme d’études internationales de la California State University aux Etats-Unis, qui vient juste de rentrer de Madagascar.
Outre les fonds, il est également important que les bailleurs restent dans le pays « car il est relativement facile de mobiliser des fonds si les conditions le permettent lorsqu’il y a encore un bureau national en activité ... négocier de nouvelles initiatives de financement et établir des infrastructures de financement peut prendre des années », a expliqué M. Marcus à IRIN.
Malgré tout, la réduction des dépenses de projets effectuées par les bailleurs se fait sentir, en particulier dans les secteurs sociaux tels que l’éducation ou la santé, et « cette pression va considérablement augmenter en 2010 », a averti M. Marcus.
« Financièrement, le gouvernement actuel est sans aucun doute sous pression », a-t-il ajouté, et sans aide externe des bailleurs, « il sera de plus en plus difficile de satisfaire les revendications salariales du secteur public. C’est une priorité à Madagascar, car les fonctionnaires sont bien organisés et ont déjà mené des actions sociales par le passé, en particulier dans la capitale ».
Résoudre la crise politique à Madagascar est un projet à long terme qui exigera des efforts d’éducation et une réforme politique complexe. Depuis le début de la crise, la communauté internationale a emprunté le chemin sinueux de la réconciliation entre les trois précédents présidents de l’île et le nouveau. Un Groupe de contact international a été constitué pour négocier le dialogue entre les parties.
« Plusieurs facteurs ont déclenché la crise actuelle : le premier était la mauvaise gouvernance, caractérisée par une collision entre les intérêts publics et privés [sous le régime de l’ancien président Ravalomanana] », a indiqué Guy Ratrimoarivony, directeur du Centre d’études diplomatiques et stratégiques, sis à Antananarivo, la capitale.
« Cela a contribué à provoquer un mécontentement populaire à un moment où Madagascar souffrait également de la crise économique mondiale. Rajoelina en a été le catalyseur, la personne venue représenter l’opposition ». Selon M. Ratrimoarivony, le dialogue politique devrait englober un débat national sur diverses questions aussi complexes que le fédéralisme et la décentralisation.
« Pour éviter une nouvelle crise, je crois que la société civile devrait jouer un rôle, et qu’il faut complètement restructurer la République. Nous devons commencer à la base, voir ce que veulent les gens et ce à quoi ils accordent de l’importance », a estimé M. Ratrimoarivony ; selon lui, Madagascar a besoin d’une nouvelle Constitution pour poser le fondement d’un Etat plus stable.
Toutefois, selon certains observateurs, la force du mouvement de la société civile malgache est généralement affaiblie par les partis pris politiques. « La société civile n’est pas indépendante, et les gouvernements successifs n’ont collaboré qu’avec les groupes qui les soutenaient », selon Hanitra Rafolisy, présidente de l’Union nationale des droits humains, plateforme des associations de défense des droits humains.
« Le nombre de chômeurs augmente chaque jour, le nombre d’enfants déscolarisés augmente chaque jour, et chaque jour la situation se dégrade », a-t-elle commenté.
Selon M. Ratrimoarivony, il faudra peut-être de nombreuses années pour trouver une solution durable à l’instabilité politique apparemment chronique qui touche Madagascar. « L’éducation est fondamentale ; nous avons besoin d’éducation et de temps. Cela pourra prendre une ou deux générations, mais nous devons commencer maintenant pour faire évoluer la mentalité des jeunes ».
« Tous les présidents qui ont pris le pouvoir depuis l’indépendance ont manipulé la Constitution pour satisfaire leurs besoins », a quant à lui fait remarquer M. Marcus. « La population semble plutôt écœurée par les dirigeants, et perçoit le problème comme une bataille entre ces derniers, dont elle fait les frais, mais à laquelle elle ne participe pas ».
cc/tdm/he/nh/ail
Source: http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportID=88471
Le conseil de paix et de sécurité de l'Union Africaine vient de se réunir à Addis Abeba pour faire une évaluation actualisée de la situation sociopolitique en Guinée. Guinéenews© vous publie ici dans son intégralité le communiqué de presse qui a sanctionné cette rencontre dans la capitale éthiopienne.
Communiqué de presse de la 220ème réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine
Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine (UA), lors de sa 220ème réunion tenue le 11 mars 2010, a suivi une communication du commissaire à la paix et à la sécurité sur l’évolution de la situation en République de Guinée.
Le Conseil a félicité le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso, Médiateur dans la crise guinéenne, pour son implication déterminante en vue d’assurer une transition réussie, et a salué la signature, le15 janvier 2010,de la Déclaration conjointe de Ouagadougou, document de référence pour la transition, qui marque un tournant décisif dans le processus de sortie de crise et constitue une contribution significative à la réalisation des objectifs de l’année de la paix et de la sécurité, proclamée par la session spéciale de la conférence de l’Union , tenue à Tripoli, le 31 août 2009.
Le Conseil a encouragé les parties guinéennes à préserver le consensus qui prévaut entre la classe politique, le Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD) et toutes les composantes de la société guinéenne, et exhorté toutes les parties prenantes guinéennes au processus de transition à œuvrer à la mise en œuvre diligente et intégrale de la déclaration conjointe de Ouagadougou. A cet égard, il a invité les parties prenantes guinéennes à s’approprier cet instrument, à le consolider par tous les moyens appropriés, y compris à travers un accord politique global et inclusif, sans que cela n’enfreigne le déroulement et le rythme de la transition. Le Conseil a également invité toutes les parties prenantes, y compris les individus, les forces armées et partis politiques à placer l’intérêt supérieur du pays au- dessus de toute autre considération et à s’abstenir de tout acte capable de semer le germes de la division dans le pays et de mettre en péril la transition.
Le Conseil a pris note du processus de mise en place des institutions de la transition et de la volonté du Président de la transition de rétablir le fonctionnement normal des partis politiques sur l’ensemble du territoire national, d’assurer leur accès aux médias publics et de travailler résolument à la mise en œuvre de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité.
Le Conseil a noté avec satisfaction la confirmation que les membres de CNDD, du CNT, le chef de l’État de la transition, le Premier ministre et les membres du Gouvernement d’union nationale, ainsi que les membres des forces de défense et de sécurité en activité, ne peuvent pas être candidats à l’élection présidentielle qui clôturera la transition, conformément au point 8 de la déclaration conjointe de Ouagadougou.
Le Conseil a, en outre, pris note du travail accompli par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) en ce qui concerne l’enregistrement des électeurs. Il a pris note de la fixation par le Président de la transition, le Général Sékouba Konaté de la date du premier tour de l’élection présidentielle au 27 juin 2010. A cet égard, il a encouragé le CNT à s’atteler dans les meilleurs délais, au toilettage limité de la constitution et du code électoral, préalables à la tenue des élections.
Le Conseil a félicité la République fédérale du Nigéria pour sa contribution au budget électoral, et a lancé un appel aux autres États membres de l’UA pour qu’ils apportent aussi une contribution au financement, afin de permettre à la CENI de combler son déficit. Le Conseil a demandé à la commission de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue du déploiement diligent d’une mission d’observation aux effectifs suffisants pour suivre le déroulement des différents scrutins prévus en Guinée, en particulier de l’élection présidentielle dont le premier tour est fixé au 27 juin 2010, et d’apporter tout autre appui nécessaire en vue du bon déroulement des élections.
Le Conseil a également lancé un appel aux partenaires bilatéraux et multilatéraux de la Guinée pour qu’ils apportent leur appui à la relance économique et aux réformes institutionnelles visant à la consolidation de la démocratie, de la réconciliation nationale et du développement économique, en particulier la démilitarisation de l’administration territoriale et la réforme du secteur de la justice identifiées comme tâches prioritaires.
Le Conseil a salué les efforts en cours visant à ramener la discipline au sein des forces de défense et de sécurité, à garantir la sécurité des populations et à lutter contre l’impunité. A cet égard, le Conseil attend avec intérêt les suites du rapport de la commission internationale d’enquête sur les événements du 28 septembre 2009.
Communiqué de presse transmis par Cissé Aboubacar, directeur de Communication du ministère des Affaires étrangères à Conakry, pour Guinnéenews©
Source: http://www.guineenews.org/articles/?num=20103166558
Nigeria: 11 morts, dont des femmes et enfants, dans des violences interreligieuses
Onze personnes, surtout des femmes et des enfants, ont été tuées aux premières heures de mercredi dans l'Etat nigérian du Plateau (centre) par des musulmans, où des violences inter-religieuses ont déjà fait ce mois-ci au moins une centaine de morts, a rapporté la radio publique.
Onze personnes, surtout des femmes et des enfants, ont été tuées aux premières heures de mercredi dans l'Etat nigérian du Plateau (centre) par des musulmans, où des violences inter-religieuses ont déjà fait ce mois-ci au moins une centaine de morts, a rapporté la radio publique.
AFP - Onze personnes, surtout des femmes et des enfants, ont été tuées aux premières heures de mercredi dans l'Etat nigérian du Plateau (centre) par des musulmans, où des violences inter-religieuses ont déjà fait ce mois-ci au moins une centaine de morts, a rapporté la radio publique.
Les assaillants, qui seraient membres de l'ethnie d'éleveurs fulani, étaient en vêtements militaires de camouflage lors de leur raid vers 01H30 locales (0H30 GMT) contre un village chrétien dans le district de Riyom, selon la même source.
Le président du conseil du district, Simon Wapmok, cité par les radios, a indiqué avoir aussitôt alerté la police et les militaires mais leur aide est arrivée trop tard.
Le 7 mars des éleveurs fulani avaient également lancé une attaque de nuit contre trois villages majoritairement chrétiens près de Jos, tuant au moins 109 personnes, essentiellement des femmes et des enfants, selon la police.
D'autres sources ont affirmé que le nombre de morts se situait plutôt entre 100 et 500, tandis que 8.000 personnes ont pris la fuite de chez eux.
Les violences dans cette zone centrale du Nigeria, à cheval sur les zones musulmanes du nord et chrétiennes et animistes du sud du Nigeria, ont déjà fait des milliers de morts depuis 2001 dans ce pays le plus peuplé d'Afrique avec 150 millions d'habitants.
source: http://www.france24.com/fr/20100317-nigeria-11-morts-dont-femmes-enfants-violences-interreligieuses
I. CONTEXTE
La dernière rencontre de la CENI avec les Forces vives remonte au mois d’août 2009 au siège de l’UFDG dans la Commune de Dixinn. Cette occasion avait été largement mise à profit par la délégation conduite par le Président de la CENI pour rendre compte de l’état d’avancement du processus dont une étape importante venait d’être franchie à savoir l’enregistrement des électeurs à l’intérieur du pays et la finalisation du traitement des données au site central. Plus de quatre millions d’électeurs étaient ainsi traités et se retrouvaient dans la base afis. D’autres activités non moins importantes liées au processus avaient aussi été déclinées dont la mise en œuvre était en cours au nombre desquelles il y avait :
- Le Recensement des guinéens de l’étranger dans les 17 pays identifiés d’accord partie avec les Forces Vives en octobre 2008
- La mise en place et la formation de 38 Cellules préfectorales de gestion du processus électoral ;
- La formation des démembrements de la CENI au manuel de procédure de gestion des moyens matériels et financiers
- L’élaboration d’une stratégie de communication électorale et sa mise en œuvre à travers les medias publics et privés
- Le renforcement du partenariat avec la communauté des donateurs
Le recensement des guinéens de l’étranger était en cours lorsque notre pays connut les événements douloureux du 28 septembre 2009 qui ont eu une incidence sur le dialogue politique entre les divers acteurs, les préparatifs des élections et le respect du chronogramme issu des résultats des travaux du Comité ad hoc mis sur pied à l’initiative des Forces Vives.
Le 15 janvier 2010, une Déclaration signée à Ouagadougou prévoyait entre autres respectivement la révision des listes électorales (point 7) et l’organisation des élections présidentielles dans un délai de 06 mois (point 8).
Cette déclaration a eu le mérite notamment de relancer la transition, régler la question de la séquence des scrutins, mais également de fixer le délai pour l’organisation de l’élection présidentielle.
Cette déclaration a été unanimement saluée par la classe politique et la communauté internationale. Pour leur part, la CENI et le MATAP en ont pris acte.
Tout en s’inscrivant résolument dans l’esprit de celle-ci et dans une approche constructive c'est-à-dire visant à faciliter sa mise en œuvre effective, la CENI et le MATAP ont jugé utile d’évoquer certaines questions dont la résolution diligente s’impose.
C’est à cette fin, qu’est élaborée la présente note technique, qui se présente comme un document d’appui à la mise en œuvre de la déclaration de Ouagadougou en général et d’une bonne gestion du processus électoral en particulier.
II. EVOLUTION ACTUELLE DU PROCESSUS ELECTORAL
II.1 : Recensement des Guinéens de l’Etranger
L’opération de recensement des guinéens de l’étranger s’est déroulée dans les dans les 18 ambassades et consulats retenus conformément aux recommandations issues de la réunion tenue en octobre 2008 avec les partis politiques à Novotel. Elle a enregistré 56.215 électeurs pour un total de 234 CD restitués au site central pour traitement.
De nombreux facteurs sont responsables de la faiblesse de cet enregistrement des électeurs à l’extérieur du pays : (i) la durée de 20 jours pour une opération de cette envergure était insuffisante notamment pour les pays de la sous région (ii) cette opération a le plus subi les impacts des événements du 28 septembre notamment en France (destruction des kits de recensement et pillage de l’Ambassade), en Belgique et au Gabon (iii) la méfiance de bon nombre de guinéens pour le recensement biométrique (IV) la distance et les coûts de transport entre les lieux de recensement (Ambassade et Consulats) et les provinces d’accueil des guinéens etc…
II.2 : Récupération des données sur le terrain
La deuxième phase de traitement au site central concerne les données issues du recensement des guinéens de l’étranger et celles récupérées sur le terrain à partir des kits déployés à l’intérieur du pays après les opérations de dedoublonnage. Cette opération de récupération était rendue nécessaire à cause des pannes constatées sur certains kits et qui ne permettaient pas le transfert des données sur les CD de traitement. Un logiciel de récupération a été conçu qui a permis de mettre à jour près de 500 CD actuellement en cours de traitement au site central.
II.3 : Sécurisation du site central
Grâce à un financement de l’Allemagne, la sécurisation du site central est pratiquement assurée. La pose de portes blindées, de caméras de surveillance, de détecteurs de fumée, d’alarme incendie et d’extincteurs, sont entre autres quelques éléments sécuritaires déjà opérationnels et qui sont renforcés par le recrutement et la formation d’un personnel de sécurité qui se relaie 24 h/24. Des badges d’identification et un registre de service de garde complètent le dispositif mis en place. Très bientôt un site secondaire sera disponible à la CENI avec un Logiciel approprié de traitement des résultats.
III. SITUATION ACTUELLE
III.1 : De la « Révision des Listes Electorales »
Le point 7 de la Déclaration de Ouagadougou prévoit la révision des listes électorales. Dans l’esprit des rédacteurs (Cf. propos Ibn Chambas), cette décision s’entend d’une finalisation du processus en cours et non d’une reprise de l’enregistrement des électeurs.
Il convient de rappeler qu’à ce jour plus de quatre (04) millions d’électeurs sont dans la base de données. L’opération a duré pratiquement 06 mois au niveau interne et entre 15 et 20 jours à l’extérieur avec les fortunes diverses évoquées plus haut.
La question de la révision des listes électorales a naturellement suscité un certain nombre de polémiques. En effet, certains acteurs politiques estiment qu’il faut procéder à une réouverture de l’opération d’enregistrement des électeurs tant à l’intérieur qu’à l’étranger. Par contre, d’autres soutiennent que les résultats déjà enregistrés sont assez significatifs voire acceptables pour aller au scrutin.
Si l’on s’en tient à l’esprit des rédacteurs de la Déclaration de Ouagadougou, (finalisation et non réouverture de l’enregistrement des électeurs), cette option et cette stratégie pourraient aider à gagner du temps.
Par contre, la reprise de l’enregistrement fait ressortir un certain nombre de contraintes relativement en termes
- de délai (au moins 15 à 21 jours) ;
- de budget (minimum 04 milliards de GNF) ;
- de délai du traitement des données au niveau du Site Central et de gestion du contentieux sur l’inscription.
En somme, il faudrait au moins trois (03) mois pour bien conduire toute reprise de l’enregistrement.
Ainsi, toute reprise du recensement tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, au-delà des enjeux politiques et stratégiques d’une telle décision, aura inéluctablement un impact aussi nien sur le respect du chronogramme que sur la mobilisation des ressources financières y relatives. Ce qui n’est pas évident.
Pour toutes ces raisons, une décision politique de haut niveau s’impose.
III.2 : De l’affichage et de la correction des listes provisoires
Du 25 au 28 janvier 2009 a eu lieu à Kindia, un séminaire atelier sur l’Affichage des listes électorales provisoires et la Gestion des moyens matériels et financiers. Cet atelier s’est fixé pour objectif de mettre en place un dispositif approprié de mise en œuvre d’une stratégie d’affichage des listes électorales provisoires et l’adaptation du chronogramme et du budget électoraux en fonction de la nouvelle donne politique induite par la déclaration de Ouagadougou.
Au sortir de cet atelier qui a eu le mérite de produire le nouveau chronogramme et son budget, il est envisagé dans les tout prochains jours, de procéder à l’affichage et à la correction des listes électorales provisoires dans les 924 CARLE que compte le pays. Vers la fin du mois de février l’impression des listes électorales débutera au site central où le traitement des données sera pratiquement achevé ;
III.3 : Du Chronogramme
Si la déclaration de Ouagadougou définit avec exactitude la durée de la transition (6 mois) et la séquence des élections (élection présidentielle), elle est restée muette sur le QUAND commence véritablement la transition. Si pour certains, le 15 janvier 2010 consacre effectivement le début de la transition avec la signature du transfert de pouvoir au Président par interim, pour d’autres, c’est la nomination du Premier Ministre de Transition qui doit inaugurer l’ère de la nouvelle transition. Pour d’autres encore, celle-ci ne commencera véritablement qu’avec la mise en place du nouveau Gouvernement d’union nationale.
Dans l’un ou l’autre des cas, la dynamique entretenue par la CENI et ses divers partenaires, y compris le MATAP, ouvre la possibilité d’organiser des élections dans les six mois à venir. Des préalables existent qui sont certes impérieux, mais est encore plus impérieux le respect des délais fixés par la déclaration de Ouagadougou. C’est pourquoi, le chronogramme élaboré, tout en s’appuyant sur les dispositions du Code électoral en matière de délais légaux, tient compte de cet impératif.
Il est cependant essentiel de savoir que l’on s’inscrit aujourd’hui dans la dynamique d’un cycle électoral (présidentielle, législatives, communales et communautaires) dont chaque séquence contribue à renforcer le tissu social, la culture démocratique et l’Etat de droit.
III.4 : Du Budget
L’élaboration d’un budget consolidé est un facteur de mobilisation des ressources nécessaires pour la conduite du processus et le bouclage des financements dans les meilleurs délais.
Suite aux événements du 28 septembre et 03 décembre 2009, l’on avait assisté à un gel de certaines contributions. Pour faciliter la mise en œuvre des actions devant conduire à l’organisation de l’élection présidentielle dans les six mois, il faudra rapidement lever le gel relatif aux ressources, inscrire et libérer les contributions financières de l’Etat au titre du budget national (BND), inviter les partenaires à concrétiser leur promesse de financement.
Le budget élaboré sera assorti d’un Plan de trésorerie qui tient compte des activités à mener, de la disponibilité des financements et de la validation dans les meilleurs délais d’une Stratégie visant à alléger les procédures de décaissement des contributions des partenaires.
Tout retard ou compromission dans ce sens aura un impact sur la mise en œuvre de certaines activités essentielles dans la conduite du processus.
Des discussions sont actuellement ouvertes avec les partenaires au développement impliqués dans le processus électoral, pour non seulement consolider le budget et l’adapter aux nouvelles réalités émergentes du pays mais aussi définir les modalités de mise à disposition et de couverture du GAP existant.
IV. PREALABLES OU QUESTIONS D’INTERET A RESOUDRE
Il s’agit essentiellement des questions nécessitant un consensus politique et des décisions stratégiques appropriées. Nous les avons citées plus haut.
1. du recensement des guinéens de l’étranger ;
2. de la mise à disposition des ressources financières pour le suivi du chronogramme et l’accélération des procédures de mise à disposition
3. du cadre juridique
4. de la réaffirmation de la volonté politique relative au processus électoral car en cette phase de notre transition, il est nécessaire que toutes les dispositions soient prises pour le maintien et la perpétuation d’un environnement propice à la préparation et la tenue des élections. Toute rupture de la trêve sociale et/ou perturbation de la paix sociale auraient un impact négatif sur la gestion du délai de la transition.
V. CONCLUSION
L’organisation des élections présidentielles permettra à la Guinée de mettre fin à la transition entamée depuis le 23 décembre 2008 et qui n’a pu être parachevée pour diverses raisons.
La dynamique suscitée par la Déclaration de Ouagadougou et le discours du 06 janvier 2010 du Président par intérim, nécessitent la conjugaison de tous les efforts pour la mise en place d’Institutions démocratiques à commencer par l’élection du Président de la République.
Toutefois, la mise en œuvre cohérente du processus dans le délai de 06 mois, requiert le réajustement en termes de réduction de certains délais légaux. D’où la nécessité de se pencher aussi et rapidement sur le cadre juridique et de s’entendre sur certaines dispositions légales.
La prise à temps de décisions appropriées par les Hautes Autorités sur chacune des questions sus évoquées et leur suivi, serviront assurément de signaux forts pour la mise en place et le renforcement de l’Etat de droit en Guinée.
Source: http://www.ceniguinee.org/index.php?option=com_content&view=article&id=170:note-technique-sur-levolution-du-processus-electoral&catid=50:notes-dinformation&Itemid=143
Plusieurs pages de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ne s'ouvrent pas ou bien les informations sont dépassées. Cependant, je voudrais signaler que d'après un communiqué de presse conjoint CENI/MATAP (Ministère de l'administration du territoire et des affaires politiques) du 5 mars dernier, l’affichage des listes électorales provisoires aura lieu du 18 Mars au 04 Avril 2010 inclus sur toute l’étendue du territoire national. Cette opération concerne tous les citoyens déjà enregistrées. Elles doivent se présenter avec leur récépissé pour faciliter le contrôle et les corrections éventuelles.
Le communiqué poursuit: "A cet effet les 924 Commissions Administratives de Révision des Listes électorales (CARLE) seront ouvertes et leurs membres se tiendront à la disposition des électeurs pour permettre une meilleure consultation de ces listes électorales provisoires.
La CENI et le MATAP demandent de bien vouloir se rendre auprès de leurs CARLES respectives, afin de contribuer à l’élaboration et à la finalisation des listes électorales.
La CENI et le MATAP savent compter sur l’esprit civique de tous et chacun pour la réussite de cette opération."
Source: http://www.ceniguinee.org/index.php?option=com_content&view=article&id=172:communique-affichage-des-listes-eletorales-provisoires&catid=49:communiques-de-presse&Itemid=57
Un article d'Ali Boukhlef paru sur allafrica.com le 15 mars 2010 intitulé "Afrique de l'Ouest: De la fermeté au Sahel", nous rappèle les enjeux de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays sahélo-sahariens qui se tiendra mardi à Alger. La multiplication des prises d'hotage est entrain de rendre la zone sahélo-sahélienne une des plus dangereuses du monde pour le libre mouvement des touristes. La continuation de ces actes de banditisme finira par tarir cette source non négligeable de devises pour les pays qui la bordent, qui sont tous d'une pauvreté extrème et ne disposent que peu d'autres sources de revenus. Elle crée l'instabilité pour les gouvernements et crée une mauvaise image à l'extérieur pour ces pays. La zone étant trop vaste, ceux-ci ne peuvent faire face individuellement aux auteurs de ces actes criminels, qui jouissent d'une liberté de mouvements transfrontaliers, de complicités et une grande capacité de nuisance. La solution pour combattre ces prédateurs du désert ne pourra venir que d'une coopération régionale.
Il ne faudrait pas trop compter sur l'aide extérieur car pour les pays d'où viennent le plus souvent les hotages, tant qu'il n'y a pas de risques de perdre des élections la menace sera toujours sous-estimée.
Voici l'article:
La réunion qui se tiendra mardi prochain à Alger entre les ministres des Affaires étrangères des pays sahélo-sahariens tombe comme un rappel à l'ordre d'une situation au bord de l'explosion. Cela fait des années, en effet, que tous les observateurs regardent la région sombrer dans une ère d'instabilité chronique. Car, si le banditisme et les trafics de drogue et de cigarettes sont connus depuis longtemps, l'intrusion de groupes terroristes dans la région constitue un véritable défi. D'abord pour les pays de la région, puis pour l'ensemble de la communauté internationale.
Le premier défi est donc destiné aux pays de la région. Puisque hormis l'Algérie qui a déjà acquis une expérience estimable dans la lutte contre le terrorisme et qui dispose de moyens importants, le phénomène est nouveau pour les autres nations. Dépourvus, en effet, de moyens matériels et humains susceptibles de faire face à un fléau transfrontalier et très redoutable, ces pays ne peuvent que subir les conséquences de la nouvelle donne. Pis, à défaut de pouvoir juguler la menace, ces Etats seront souvent obligés de s'incliner devant les injonctions -et elles sont très nombreuses- qui viennent de l'extérieur. Et cela ne manque pas en ces temps où chaque puissance cherche à étendre sa zone d'influence.
Cet état de fait a été vérifié avec les tentatives des Américains d'installer l'Africom dans un des pays de la région sahélo-saharienne. Cela n'a apparemment pas fonctionné, même si de temps à autre, des séances d'entraînement et des manoeuvres militaires sont organisées. Mais au-delà de la présence, devenue problématique, des groupes terroristes dans la région (notamment Al Qaïda au Maghreb islamique), c'est l'attitude des Etats qui pose problème.
A commencer par cette facilité déconcertante avec laquelle le Mali a, par exemple, géré l'affaire de l'otage français libéré le mois passé en contrepartie de la libération de quatre terroristes. Cela démontre à quel point ces pays sont vulnérables à la pression extérieure. C'est le cas du Mali -ce pays a créé une situation tellement inédite qu'il fait parler de lui- qui a facilement cédé à des injonctions françaises ayant permis la libération d'un otage qui n'est apparemment qu'un espion.
Cela même si ce pays a fini par concéder ce qu'il devait faire depuis un certain moment déjà, c'est-à-dire permettre à des pays limitrophes, dont l'Algérie, de poursuivre des terroristes jusque dans ses frontières. C'est donc pour rendre les frontières étanches -ce qui n'est pas du tout facile- et limiter l'intrusion de terroristes dans la région que cette réunion a été provoquée. Mais son objectif est surtout de rappeler à ces pays que leur devoir est de combattre ce fléau. Ces pays ont besoin d'aide, c'est fait.
L'Algérie l'a d'ailleurs fait sur le double plan militaire et social. Elle a envoyé, il y a quelques mois, du matériel militaire pour aider les forces maliennes à combattre le terrorisme. Elle a également débloqué, dans le cadre de l'accord d'Alger de juillet 2006, une somme d'au moins 10 millions de dollars pour la construction d'infrastructures de base dans le nord de ce pays. Que faut-il de plus ? Un grain de fermeté, certainement. Et c'est sans doute ce que va réaffirmer l'Algérie ce mardi.
Des organisations de la Société civile, membres du Groupe de Travail "Femmes, Paix et Sécurité" (FAS) mis en place par le Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest (UNOWA), effectuent à partir de ce lundi en Guinée, une mission de solidarité envers les femmes guinéennes victimes des événements tragiques du 28 septembre dernier au stade de Conakry.
L'information, contenue dans un communiqué de l'organisation régionale "Femmes Africa Solidarité", coordinatrice de cette mission, précise que la présente mission de solidarité envers les femmes guinéennes a été organisée avec l'appui du Fonds des Nations unies pour la femme (UNIFEM), du Fonds d'action d'urgence (UAF) et du Fonds de développement des femmes africaines (AWDF).
Il s'agit pour ces organisations de la Société civile d'apporter un témoignage de solidarité des femmes du continent à leurs s?urs guinéennes, d'évaluer l'impact du conflit sur les femmes, afin de proposer des actions et des mécanismes de suivi.
La mission, qui nourrit par ailleurs l'espoir de désigner un conseiller en Genre, auprès du médiateur de la crise, le président burkinabé, Blaise Compaoré, mettra également en place un cadre d'incitation à la contribution des femmes au processus de paix, notamment la définition des stratégies de participation des femmes à la transition politique et au processus de démocratisation du pays.
La mission de solidarité envers les femmes guinéennes, à laquelle prend part des organisations telles que FAS, PAWO, WANEP, WIPNET, a été décidée suite aux événements tragiques du 28 septembre 2009 à Conakry, qui avaient fait plus 150 morts et au cours desquels plusieurs femmes ont été violées et sauvagement agressées.
Dakar - Pana 15/03/2010
Source: http://www.afriquejet.com/afrique-de-l%27ouest/guinee/guinee:-solidarite-avec-les-femmes-victimes-du-28-septembre-2010031545873.html
Installation officielle des membres du Conseil National de la Transition (CNT) : « Il faut tout faire pour être dans le délai pour le premier tour de la présidentielle… » Dixit le Général Sékouba Konaté:
La cérémonie d’installation officielle des membres du Conseil national de la transition a eu lieu ce samedi dans l’après midi dans la salle de spectacles du Palais du peuple.
Cette cérémonie a été présidé par le général Sékouba Konaté président par intérim en présence du premier ministre chef du gouvernement de transition, le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), des membres du gouvernement, les 122 membres du CNT sur les 155, les diplomates accrédités en Guinée, les institutions internationales et les membres du CNDD.
Deux discours ont ponctué la cérémonie d’installation officielle des membres du CNT, le discours du général Konaté et celui de la présidente du CNT, Hadja Rabiatou Sérah Diallo.
D’entrée, le deuxième vice président du CNT Elhadj Mamadou Saliou Sylla a fait une prière pour la réconciliation nationale dans laquelle, il a rendu un hommage au Tout Puissant Allah d’avoir permis la tenue de ce jour historique dans l’évolution de la Guinée en cette phase de transition avant de saluer la volonté manifeste du président par intérim de conduire à terme la transition.
L’honneur est revenu à Hadja Rabiatou de faire son discours. La présidente du CNT a demandé une minute de silence en la mémoire des victimes pour l’instauration de la démocratie en Guinée. Elle a également rendu grâce au général Sékouba Konaté de l’avoir confié ce poste de responsabilité à un moment aussi historique de la nation : « Le choix qui était fait sur ma personne par les forces vives n’aurait aucun effet s’il n’était pas entériné par le président par intérim donc, je le remercie pour le choix porté sur ma modeste personne car, il y a beaucoup de Guinéens qui pouvaient occuper ce poste. Mes proches collaborateurs, mes deux vices présidents se joignent en moi pour vous exprimez monsieur le président notre profonde gratitude et vous dire notre ferme volonté de conduire l’exaltante mission. Au moment où se tient cette cérémonie, le monde entier a le regard tournée vers nous après ces dernières années souvent tumultueuses et parfois ensanglantées de notre histoire. Le toilettage de la constitution et la révision du code électoral seront les priorités de notre mission. J’en appelle à tous d’éviter les clivages politiques, ethniques pour que chacun des membres du CNT mesure l’immensité de la tâche qui nous attend et savoir que le temps nous est compté pour la réussite de la mission confiée au CNT. Nous demandons le sacrifice de tout un chacun pour réussir cette mission définit dans la feuille de route de la transition ». Et Hadja Rabiatou Sérah Diallo a exprimée sa volonté et celle des membres du CNT d’accompagner les actions du premier ministre mais aussi du gouvernement.
Après ce discours de la présidente du Conseil national de la transition, le général Konaté s’est adressé à l’assistance. Après avoir reconnu les mérites de chacun des membres du CNT et il les a félicité pour leur nomination. Dans son discours, le général Konaté a rappelé la mission essentielle du CNT : « le CNT a pour vocation première essentielle de doter la Guinée d’une constitution forte en vue d’organiser des élections libres et transparentes ». Avant de réaffirmer haut et fort qu’aucun membre actif de la transition y compris lui même ne sera candidat à la présidentielle dont le premier tour est prévu le 27 juin 2010 : « Ni moi ni aucun membre de la transition ne doit et ne peut se présenter aux élections présidentielles », une annonce accueillie par un tonnerre d’applaudissements. Avant que le général ne martèle : « Je dis bien qu’aucun responsable de la transition ne peut faire acte de candidature d’ailleurs, pour faire l’équité je demande à tous les acteurs d’observer la stricte neutralité durant leur mandat. Maintenant que tous ces actes ont été posés pour la transition, il faut par ailleurs mettre un accent pour la restructuration des forces de défense et de sécurité. Certes, on ne peut pas tout faire pendant cette transition mais, il faut bien commencer. Toutefois, je me réjouis du climat de confiance qui revient entre la population et les forces de défense et de sécurité, des populations qui ont adhéré massivement à notre programme de transition ». Le général Sékouba Konaté a terminé son discours en demandant à tous les acteurs impliqués dans la transition de travailler ensemble pour le respect du délai de la présidentielle. Juste après le départ du général Konaté de la salle, les membres du CNT se sont retrouvés dans une autre salle du palais pour leur première session plénière de travail.
A noter enfin que, c’est la première sortie de l’actuel homme fort de Conakry en public, une sortie sous haute surveillance et bien organisée et limitée dans le temps contrairement aux différentes sorties du capitaine Moussa Dadis Camara.
Ibrahima
Conakry
source:http://www.koaci.com/index.php?k=main&koaci=actualite_info&numero_article=4665